SVPRO | Bilan et analyse du questionnaire printemps 2021

SV PRO est un réseau de planteurs qui évaluent le comportement des différentes variétés SESVanderHave. Ce service est un des piliers de notre offre Esprit Planteur.

Ce questionnaire évalue le comportement des variétés SESVanderHave sur les critères de levée et de population finale. En répondant, les planteurs s’assurent un meilleur suivi de leurs variétés. Positives ou négatives, les observations permettent à SESVanderHave d’accompagner ses clients avec une meilleure réactivité et toutes les remarques négatives entraînent une prise de contact par nos équipes afin d’établir ensemble le rôle de la variété dans l’insatisfaction constatée. Cette année, en moyenne 7% des questionnaires ont généré une prise de contact sur la levée.

Ce sont principalement des remarques sur le gel, sans lien avec la variété, qui ont donné lieu à des échanges avec nos équipes.

93% des planteurs satisfaits des levées des variétés SESVanderHave !

Taux de satisfaction des variétés SESVanderHave

LE POINT SUR LES SEMIS 2021

10 % DES SURFACES SEMÉES LE 10 MARS
Les semis 2021 ont démarré assez rapidement au début du mois de mars, puisque 10 % de la surface betteravière française était déjà semée le 10 mars, selon l’Association de recherche technique betteravière (ARTB). Les travaux étaient donc en avance d’une semaine par rapport à la date moyenne des cinq dernières années. Les régions les plus avancées étaient le sud de Paris où la moitié des surfaces étaient déjà semées, la Seine-et-Marne (30 %), l’Yonne (20 %), l’Oise (15 %) et l’Aisne (10 %). (Source ITB). Les vagues de gel successives de début Avril ont ensuite entraîné des resemis dans certaines régions.

Les commerciaux SESVanderHave répondent aux questions des planteurs posées lors du questionnaire SV PRO Printemps 2021:

François Xavier LECLERCQ

Avec une dose NNI en traitement de semences réduite à 75%, mes parcelles
sont-elles suffisamment protégées ?

François-Xavier LECLERCQ : Dans le cadre du plan de prévention 2021/2023 la filière betteravière française s’est effectivement engagée à diminuer de 25 % les dosages en néonicotinoïdes des enrobages de semence. Les doses utilisées en 2021 sont donc :
Thiaméthoxam : 45 grammes, au lieu de 60 grammes, pour 100 000 graines.
Imidaclopride : 67,5 grammes, au lieu de 90 grammes, pour 100 000 graines.
L’ITB a testé en serre l’efficacité des traitements de semences avec des doses réduites de néonicotinoïdes (75 % de la dose AMM). Trois modalités sont étudiées : le Gaucho 600 FS® à 67,5 grammes par unité, le Cruiser SB® à 47 grammes par unité, le traitement de semences standard, comme référence. Le semis a été réalisé le 4 décembre et la première inoculation de pucerons verts Myzus persicae a été réalisée le 22 décembre, au stade 2 feuilles vraies, sur chacune des modalités. Un comptage est réalisé tous les sept jours.

Effet dosage NNI étude ITB

Dans le graphique ci-dessus, on observe que les modalités avec néonicotinoïdes, et malgré trois inoculations successives, assurent une protection d’au moins 80 jours après semis contre les populations de pucerons vert :
⦁ Dans le cas d’une protection avec du Gaucho 600 FS® (imidaclopride) les premiers pucerons se développent
à partir du 22 février, soit 80 jours après semis.
⦁ Dans le cas d’une protection avec du Cruiser SB® (Thiamethoxam) les premiers pucerons se développent
à partir du 9 mars, soit 95 jours après semis.
Ces résultats confirment une efficacité dépassant donc les 70 jours après semis. Ces données sont corroborées par les observations rapportées sur le site de l’ITB, dans l’outil «alerte pucerons» mis à jour quotidiennement. À début Juin, aucune parcelle d’observation ayant bénéficié d’une protection à base de néonicotinoïdes ne présente de développement de pucerons : http://pucerons.itbfr.org/.

Maxence BECUE

Existe-t-il des différences variétales sur la tolérance au gel et quels sont les facteurs influençant la sévérité des dégâts?

Maxence BECUE: Début Avril nous avons connu plusieurs vagues de gel successives (jusque -7°C) entraînant des dégâts différents :
Un gel physiologique sur des plantes au stade cotylédon et un gel mécanique provoqué par l’humidité présente au sol. Dans de telles situations, il n’existe pas de différences variétales. La betterave a théoriquement la capacité de résister à des températures d’environ -5°C mais différents facteurs peuvent influencer le taux de mortalité :

  • les températures enregistrées,
  • le stade des betteraves au moment du gel,
  • l’exposition de la parcelle au courant d’air froid et l’humidité du sol,
  • la présence de neige ou de résidus de culture (effet conducteur du givre) pouvant amplifier les brûlures
Xavier DEFFONTAINES

Avec le printemps froid que nous avons eu, y a-t-il un risque plus important de montées à graines?

Xavier DEFFONTAINES: La betterave a la particularité d’être une plante bisannuelle. Mais si les conditions climatiques au printemps sont froides (cumul de 17 jours non consécutifs avec des températures ≤ à 5°C à compter du semis jusqu’au 90ème jour de végétation), alors la plante déclenchera son processus de montée à graines, c’est la phase de vernalisation. Lors de cette phase, des gibbérellines (hormone de croissance des hampes florales) sont produites. Les semis de Mars, avec les températures froides du mois de Mai que nous avons connues ont évidemment vernalisé. Mais, avec un cumul de 7 jours non consécutifs avec des températures ≥ à 25°C entre le 60ème et le 120ème jour de végétation, ce processus est réversible. C’est la dévernalisation due au fait que la gibbérelline est une hormone « thermolabile » (destruction par la chaleur). Pour les semis de début Mars, il faudrait donc ces 7 jours non consécutifs avec des températures ≥ à 25°C entre début Mai et Début Juillet. Le mois de Juin semble propice à ces températures et le risque de montées à graines par vernalisation paraît aujourd’hui mineur.


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